Le lundi 28 septembre, Bruno Lemaire, Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance et Olivier Dussopt, Ministre délégué chargé des Comptes publics ont présenté le projet de loi de finances (PLF) pour 2021 en conseil des ministres. Cette année, en raison de la crise économique que nous connaissons, l’exécutif assume un niveau de dépenses publiques inédit. Le PLF fixe trois objectifs : retrouver un niveau d’activité avant crise, réorienter les investissements vers les innovations, moderniser et transformer notre modèle économique et social, le tout pour créer une croissante forte.
Un budget de relance
Dans un contexte de crise sans précédent,le PLF 2021 est d’abord, et surtout, un budget de relance centré autour d’un plan massif de 100 milliards d’euros, avec un objectif de 42 Mds€ investis d’ici à la fin de 2021. Fin décembre 2020, 10 milliards d’euros auront été investis pour soutenir les entreprises, aider à la relocalisation industrielle, soutenir l’emploi, notamment des jeunes. Il consacre 35 Mds€ au financement des mesures de solidarité et de soutien à l’emploi (PGE, fonds de solidarité, chômage partiel de longue durée, formation, etc).
Un budget qui permet de tenir nos engagements
Grâce au sérieux budgétaire qui nous a permis de maîtriser les comptes publics depuis 2017, le PLF 2021 est aussi un budget qui permet de tenir nos engagements. D’abord au regard de la baisse massive des impôts (la plus forte depuis 20 ans), répartie pour moitié en faveur des ménages et des entreprises : entre 2018 et 2021, cet allègement fiscal représente, an total, 45 milliards d’euros.
Le PLF 2021 permet également de poursuivre le financement de nos politiques prioritaires en faveur notamment de la justice (budget du ministère : +8% en 2021), l’éducation (400 M€ de revalorisations salariales dès 2021), la recherche, la transition écologique, les armées, la sécurité, et l’égalité entre les femmes et les hommes.
La sincérité du budget est la marque de fabrique de notre majorité depuis 2017. Nous avons maîtrisé l’endettement de l’État et des comptes publics pendant trois ans, tout en baissant les impôts et en améliorant le pouvoir d’achat des Français.
Les grandes priorités du PLF 2021
La transition écologique comme objectif stratégique : 30 milliards d’investissements
La compétitivité et l’indépendance de l’appareil productif
- Une baisse importante et pérenne des impôts de production estimés à 10 milliards d’euros pour 2021 avec compensation intégrale pour les collectivités :
- Baisse de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) payée par le secteur industriel et de la CFE des entreprises ;
- Suppression progressive de la taxe d’habitation et réduction de l’impôt sur les sociétés ;
- Le renforcement des fonds propres et des solutions de financement des entreprises ;
- Le soutien à l’innovation, à la transition numérique des entreprises et à l’export :
- Des ambassadeurs numériques France service seront formés et envoyés dans les territoires pour accompagner les personnes les plus éloignés du numérique ;
- Amplification du plan France Très Haut débit ;
- Des investissements au service de la souveraineté technologique de la France ;
- Culture : 167 millions dédiés à l’entretien et à la restauration du patrimoine local et national et soutien à la création et à la diffusion artistiques.
La hausse des crédits des ministères régaliens
- Les crédits des ministères en hausse de 11 milliards (par comparaison, ils avaient augmenté de 14 milliards sur trois ans) :
- Justice : +600 millions et 1 500 créations de postes
- Éducation nationale : 1, 4 milliards dont 200 millions pour la recherche
- Défense : 1, 7 milliards, + 286 recrutements
- Intérieur : 200 millions, 2000 recrutements de policiers

illustration Les Echos – 29 septembre 2020
Accompagner le retour à l’emploi des publics les plus fragiles et soutenir les ménages les plus précaires
- Stabilisation de l’emploi public : peu de suppression de postes dans la fonction publique, loin des 50 000 annoncés en début de quinquennat ;
- Recherche d’efficacité de la dépense et de la transformation de l’action publique : fond national pour l’emploi (FNE) pour financer les formations pour les salariés en activité partielle ;
- Plus particulièrement pour les jeunes:
- 300 000 parcours d’insertion supplémentaires
- Soutien des contrats de professionnalisation et d’apprentissage
- Aides à l’embauche des moins de 26 ans pour les contrats conclus à partir du 1er août 2020 juqu’au 31 janvier 2021
- Renforcement de la Garantie jeunes, du pacte d’ambition ou des parcours contractualisés d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie
Consulter le document de presse du Gouvernement sur le projet de loi de finances pour 2021
Consulter le projet de loi de finances pour 2021