
Au cours de la matinée d’échanges, les intervenantes ont présenté et réagi à l’étude réalisée par France vélo « Roulons ensemble vers l’égalité dans la filière économique du vélo ». Avec 18% de femmes, la filières vélo est une des moins féminisées. C’est un peu plus que dans la construction (13%) mais c’est bien moins que dans le numérique (29%). On remarque aussi de grandes disparités, comme entre le tourisme à vélo qui compte 80% de femmes et la conception des vélos qui en compte 5% seulement.
Comme le rappelle France vélo, le vélo a longtemps été pensé et produit par les hommes et surtout pour les hommes. Cela a un impact direct sur la féminisation de la filière mais aussi sur la pratique au quotidien, comme loisir ou comme sport. Une telle inégalité engendre nécessairement un cycle vicieux, car des vélos qui ne sont pas conçus par des femmes seront moins adaptés à leur utilisation et leurs besoins, les dissuadant davantage de pédaler. L’étude souligne pourtant les nombreux avantages d’une plus grande parité dans la filière : égalité de genre, équipes plus dynamiques, entreprises plus attractives et meilleurs résultats financiers.
Comment faire pour que les choses changent ? Tel était l’objet de la seconde partie du colloque, au cours duquel nous avons évoqué les recommandations formulées dans l’étude. Changer de regard sur les métiers et cesser de les penser uniquement au masculin, favoriser le recrutement des femmes, être transparents sur les salaires, repenser l’organisation du temps de travail. Ces mesures, et tant d’autres, sont autant d’étapes vers une filière du vélo égalitaire et une société où les femmes peuvent avoir la carrière qu’elles souhaitent. Des étapes qui visent aussi à rendre le le vélo et ses bienfaits écologiques et pour la santé accessibles à toutes et tous.