Cette semaine, la députée européenne Chrysoula Zacharopoulou a remis son rapport au Président de la république pour une stratégie nationale sur l’endométriose. Et l’Assemblée a voté à l’unanimité la proposition de résolution visant à reconnaître l’endométriose comme une affection longue durée de ma collègue Clémentine Autain.
L’endométriose est une maladie gynécologique fréquente et encore méconnue du grand public et des professionnels de santé. Une femme sur dix serait atteinte d’endométriose soit 2 millions de Françaises. Le retard de diagnostic est en moyenne de 7 ans et il n’y a encore pour le moment aucun médicament curatif. Cette maladie se manifeste pendant les règles et les rapports sexuels et est à l’origine de 40% des cas d’infertilité. La diversité des symptômes joue sur la difficulté à diagnostiquer la maladie mais aussi sur la sous évaluation de la détresse des femmes et le nombre de malades. Par conséquent, l’endométriose affecte le bien-être psychique et mental ainsi que la vie personnelle, professionnelle et sociale des femmes atteintes.
Chrysoula Zacharopoulou, députée européenne Renew a remis le mercredi 12 janvier son rapport sur le sujet au Président de la République Emmanuelle Macron.

Co-construit avec les patientes, les soignants et les responsables d’associations, il a pour vocation à donner des pistes de réflexion et d’actions pour la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose.
- Sensibilisation et information
- Formation des professionnels de santé
- Éducation des enfants à cette maladie
- Dépister et prise en charge de la douleur chronique en milieu scolaire
- Intégrer l’endométriose dans l’Affectation longue durée 31. Une ALD 31 doit réunir deux conditions cumulatives afin d’entrer dans la catégorie. La liste ALD 30 est quant à elle une liste exhaustive d’affectations permettant la prise en charge à 100% des soins, à des arrêts maladie et à l’aménagement du temps de travail (Alzheimer, cancer, etc.)
- Élargir le rôle des sages-femmes dans la formation initiale et continue ainsi que dans le suivi des patientes
- Investir dans la recherche avec la création d’un lieu accolé à l’INSERM qui serait dédié au développement des connaissances et la structure de recherche
- Investir dans le diagnostic de la maladie : meilleure fiabilité des examens d’imagerie, formation des radiologues,
- Créer des filières territoriales pour permettre un accès à la santé équitable sur le territoire.
Le jeudi 13 janvier, nous avons également voté à l’unanimité la proposition de résolution visant à reconnaître l’endométriose comme une affection longue durée 30 de ma collègue Clémentine Autain.
Un objectif de lutte transpartisan pour mettre en avant ce problème de santé publique ayant un impact considérable sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette maladie invisible impacte considérablement la santé et le quotidien des malades : fatigues chroniques, anxiété, douleurs, perte de connaissance. Nous devons les accompagner dans leur parcours de soin à la recherche d’un diagnostic fiable afin qu’elles soient mieux soignées et mieux reconnues.
Voir l’intervention du Président de la République